samedi 8 avril 2017

Nancy avec puis sans Lenglet : l'équilibre avant le chaos

Patron de la défense, capitaine, fleuron du centre de formation, joueur le plus utilisé par son coach sur les deux dernières saisons et le mieux noté par les observateurs parmi l'effectif nancéien, les rôles, responsabilités et qualités de Clément Lenglet au sein de l'ASNL sont - ou plutôt étaient - légion.

Avant même la remontée en Ligue 1 obtenue à l'été 2016, il était acquis que le jeune international Espoir tiendrait une part primordiale dans l'opération maintien qui s'annonçait. Indéboulonnable au poste de défenseur central, sa première partie de sa saison dépeignait sur les résultats de l'équipe : d'abord à tâtons avant d'assurer plus de réussite. Déjà  suivi par des représentants de la Juventus Turin l'année précédente, le jeune Clément était débusqué dès les premières heures du mercato hivernal par le FC Séville et s'envolait pour l'Andalousie avant la reprise de début janvier. Entre un petit chèque de 5M€ et une perte sportive considérable, le club avait tranché et s'inclinait face au souhait impérieux du joueur d'intégrer un club prestigieux. Non remplacé à son poste, les heures sombres de Nancy débutaient.

Avant de recevoir Rennes ce soir pour le compte de la 32e journée où il sera impératif d'interrompre une déferlante de neuf matches sans victoires (dont huit défaites), l'ASNL ne peut que se rendre à l'évidence (voir graphiques ci-dessous). Avec son capitaine symbolique dans ses rangs elle suivait un tableau de marche tout à fait en phase avec ses objectifs modestes mais réalisables de promu (1,17 point/match, autant de victoires que de défaites). En 2017, depuis le départ de Lenglet, elle n'a connu que quatre fois la victoires (3 en début d'année puis la dernière il y  maintenant deux mois à Nantes) et s'est habituée à une médiocrité généralisée dont l'issue parait fatale : près 3 défaites tous les 4 matches pour un famélique ratio de 0,54 point pris par match (contre 1,17 auparavant). La défense est plus perméable, l'attaque indigente. Bref, sans Clément Lenglet, plus rien ne va. L'ASNL est aujourd'hui toujours barragiste. Mais demain ? 

Si par malheur Nancy venait à faire l'ascenseur, l'une des explications à cet échec cuisant passerait inévitablement par la gestion de l'avant et l'après départ de Clément Lenglet.




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