jeudi 7 juillet 2016

J22 - Prono 1/2 : il était une fois France-Allemagne

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Le match était presque parfait. Presque ? Il le sera totalement lorsque M. Rizzoli, l'arbitre italien de ce France-Allemagne, aura sifflé le coup de sifflet final, déclenchant l'allégresse d'un stade Vélodrome qui, comme lors de l'Euro 1984 en France et cet incroyable autre demie gagnée face au Portugal (3-2 AP), sera ivre de bonheur d'avoir été le théâtre de la qualification de l'équipe de France face à sa bête noire des grands rendez-vous. Avant d'en arriver là - et de disputer le trophée aux Portugais dimanche soir au Stade de France -, puisque tel est le fabuleux destin que les Bleus se doivent de vivre dans leur Euro, il faudra donc affronter, défier, bouger, ébranler et vaincre in fine ces terribles Allemands.

Quel match de rêve à jouer et à regarder. Par le passif historique qu'il représente entre les deux nations et la somme de talents individuels et offensifs qu'il contient, il rassemble tous les ingrédients qui peuvent le faire entrer dans la légende du football.
D'un côté l'Allemagne donc et son palmarès long comme le bras et inégalé en Europe, dont l'actuel titre de champion du monde acquis en 2014 au Brésil. La force mentale et technique de ces gars-là et leur présence au plus haut niveau si régulière et répétée est un exemple à copier, à reproduire. C'est cette force qui leur a déjà permis d'éliminer à quatre reprises le pays organisateur au même stade de la compétition (la Belgique en 1972, la Yougoslavie en 1976, la Suède en 1992 et l'Angleterre en 1996). Il va s'en dire que Thomas Müller et compagnie se feraient un plaisir de réserver le même sort aux Français, leur tête de Turc favorite.
De l'autre côté la France. La France et ses générations perdues par irresponsabilité voire incompétence et les autres, dorées, qui ont pu être titrées, comme celle de Platini en 1984 et de Zidane en 1998 et 2000, mais aussi vaincues alors qu'en dépit de leurs qualités elles avaient subi l'implacable réalisme de leurs adversaires, parmi lesquels les bourreaux d'outre-Rhin. Voilà plus de trente ans que l'on ressasse l'atroce et injuste élimination de Séville en 1982 (lors de la Coupe du monde du renouveau en Espagne) alors que le gardien Harald Schumacher avait impunément attenté à l'intégrité physique de Patrick Battiston puis que les Bleus s'étaient détaché en prolongations (3-1) avant de se faire reprendre et finalement terrasser aux tirs aux but. Cette plaie insupportable et toujours ouverte, s'est davantage accentuée puisque quatre plus tard au mondial mexicain, les Bleus avaient été incapables de prendre leur revanche, dépassés par le sang-froid de la Mannschaft (0-2), toujours en demi-finale. Depuis, les tricolores ont pourtant très souvent battus ce rival en match amical (6 victoires en 9 affrontements), ce qui leur vaut encore parfois ce pénible surnom de "champion du monde des matchs amicaux" (à l'image du succès tricolore lors du match pour la troisième place au Mondial de 1958). Dix-huit ans sans confrontation importante quand se profile en 2014 ce quart de finale du Maracana. Didier Deschamps dispute alors son premier tournoi majeur à la tête d'une équipe France en construction : Antoine Griezmann vient tout juste d'éclore au plus haut niveau alors que Raphaël Varane et Paul Pogba ne sont encore que des gamins de vingt-et-un ans. Trop tendre et velléitaire, en dépit de réelles opportunités de marquer et revenir au score, elle est de nouveau vaincue (1-0), et l'Allemagne ira décrocher son quatrième trophée mondial quelques jours plus tard. Quelle impitoyable fatalité.

Mais aujourd'hui est un autre jour et dans une autre compétition. Si sur la scène mondiale cette opposition n'est pas faite pour nous, alors pourquoi ne pas remédier à cette anomalie entre gens du Vieux continent. Un France-Allemagne au Championnat d'Europe des nations, c'est une première. Les deux équipes possèdent toujours une ossature semblable à celle d'il y a deux ans. L'Allemagne semble un poil moins forte : Lahm et Klose ayant raccroché, alors que Khedira, Kroos, Hummels et Gomez seront absents pour différentes raisons et qu'aucun jeune n'a véritablement émergé. Mais elle a enfin vaincu sa bête noire à elle en quart de finale : l'Italie. La France quant à elle a grandi, progressé. Antoine Griezmann est devenu l'un des tous meilleurs attaquants au monde, en Espagne avec l'Atletico Madrid mais désormais en Bleu itou. Émoussé en début de compétition, il en est maintenant le meilleur buteur (4 réalisations) et a porté son équipe jusqu'en demie par sa facilité et son efficacité. Le milieu de terrain est solide, Dimitri Payet un matador redoutable et Olivier Giroud, notre numéro 9 mal-aimé en l'absence de Karim Benzema, reste sur 9 buts inscrits en 10 rencontres. La défense laisse planée quelques doutes ? Laurent Koscielny est une tour infernale et Hugo Lloris intransigeant sur sa ligne.
Emportée, transportée par le public marseillais et tout un peuple derrière elle, l'équipe de France sait que son heure est venue. L'heure de se muer en une grande équipe, en battant un géant. Deschamps, qui pourra compter sur l'ensemble de son effectif, est certainement habité par ce projet. Les joueurs n'ont plus qu'à faire ce qu'il faut. Le plus dur.

Et maintenant, à vos pronostics! N'oubliez pas que vos messages doivent être publiés au plus tard cinq minutes avant le coup d'envoi de chaque rencontre, soit en commentaire non anonyme à ce message, soit sur Twitter #CocoEuro2016 (follow),ou encore sur la page Cocofacebook (like).


4 commentaires:

  1. France 2 - 0 Allemagne Griezmann

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  2. 2-0 pour France temps réglementaire. But Griesma

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  3. 2-0 pour France temps réglementaire. but Pogba

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  4. Y'a un maximum de points par ici, très fort!

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