lundi 27 juin 2016

J16 - 1/8 : Le choc Italie-Espagne, l'Angleterre va se faire plaisir

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Ça vous dirait de revivre la finale de l'Euro 2012 dès les huitièmes de finale de cette édition 2016 ? Cette affiche magnifique si précoce dans la compétition est autant  le fruit des aléas des tirages au sort de tableau que le croisement du premier tour impeccable de l'Italie (1ère du groupe E) et de l'accroc d'une Espagne défaite par la Croatie en poule (2e du groupe D). Quatre ans après son sacre de Kiev où elle avait écrabouillé la Squadra Azzura (4-0), ridiculisant au passage sa culture défensive, la Roja ne peut désormais plus se cacher. Pour espérer conserver son titre, ce qui serait un incomparable exploit puisque la position de double tenant du titre est déjà inédite, les Espagnols (qui ont chuté 10e au classement FIFA depuis leur déroute du Mondial 1014), devront effectuer un parcours du combattant. Avant de penser à l'Allemagne, voire la France plus loin, il va falloir se farcir l'Italie (13e). Si l'histoire entre ces deux grandes nations de football est équitable (dix succès de chaque côté en 34 rencontres), la dernière décennie penche largement en faveur des hommes de Vicente del Bosque (cinq victoires à une sur leurs dix dernières oppositions dont deux aux tirs au but). Bien que toujours en reconstruction et dans l'incertitude sur leur capacité à déstabiliser, ces derniers peuvent s'appuyer sur la même ossature qu'il y a quatre ans (Piqué, Ramos, Alba, Busquets, Fabregas, Iniesta ou encore D.Silva étaient déjà là), ce qui peut sembler essentiel pour se créer des repères. En face, l'Italie, déjà privée de Marchisio et Veratti blessés avant cet Euro et désormais de Candreva, sera plus que jamais forcée d'endosser son rôle de bétonneuse en l'absence d'individualités offensives et collectives de très haut niveau. Elle misera tout sur ses centurions habituels de l'arrière et du milieu probablement hyper revanchards (Buffon, Chiellini, Bonucci, Barzagli, de Rossi et Thiago Motta étaient là également). Point de véritable favori donc, mais un véritable match pour ces deux équipes.

L'Angleterre (15e), si elle peut avoir de gros doutes sur ses moyens à aller très loin dans la compétition en raison d'une fragilité mentale récurrente et d'une force d'impact aléatoire, peut au moins se rassurer sur deux points. Déjà, elle possède des joueurs complémentaires et techniquement excellents comme elle n'en a jamais possédés avec ses générations antérieures. Les arrières latéraux sont des mobylettes, Dier est un grand relayeur en devenir et les Lallana, Alli, Sterling, Sturridge, Kane, Vardy et toujours papy Rooney, sont des individualités qui devraient être capables de faire beaucoup plus de différences. Deuxième point positif : il est incontestable que jouer un 1/8e de finale contre l'Islande (37e), qui découvre tout dans cet Euro, plutôt que le Portugal en train d’élever son niveau (la Croatie va avoir du mal à se remettre de son élimination), est un atout considérable. Ne me parlez pas de cette solidarité sans failles, de cet amour de la sueur, de ce peuple de vikings que rien n'arrêtera. Ces valeurs sont insuffisantes. Arriver jusque là est extraordinaire et honorable, bien entendu, mais toutes les belles histoires ont une fin. Quand on a pu tenir le ballon un tiers du temps seulement, réalisé 481 passes (contre 1316 aux Anglais et 2023 aux Espagnols) et 21 tirs en trois matchs, les perspectives sont particulièrement limitées.

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Score final : 2-0 (Chiellini)
Score final 1-2 (Rooney sp)

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