dimanche 26 juin 2016

J15 - 1/8 : La France se doit d'avoir l'Irlande à sa main

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La question brûle les lèvres à l'ensemble des supporters de l'équipe de France : les Bleus peuvent-ils être éliminés par l'Irlande dès les huitièmes de finale de l'Euro qu'ils jouent à domicile ? Ce n'est pas pour rassurer les "françaiptiques", mais la réponse est bien entendu oui. Oui, tout simplement parce qu'aucun match de football n'étant adjugé avant de le jouer, les plus grandes (et pires) surprises sont toujours envisageables. Une équipe peut dominer de la tête et des épaules son adversaire, tant que ses ballons chauds ne sont pas allés au fond des filets, le fameux "hold-up" reste toujours possible (allez demander aux Ricardo, Dunga et autre Valdo quel souvenir ils gardent de l'insupportable sort du Brésil-Argentine en 1/8 du Mondial 1990).
Oui également parce que l'Irlande, bien que seulement 60e au classement FIFA (la France est 9e), est un rival d'un autre calibre que ses cousins du nord qui nous ont si longtemps été promis en application de la nébuleuse règle de qualification des meilleurs troisièmes de poule. Si les guerriers venus de la verte Érin ne disputent que leur sixième phase finale d'un tournoi majeur (le troisième à l'échelle européenne), leur légendaire et bien réel "fighting spirit" leur octroie un crédit permanent. Cette hargne de tous les instants leur permet (parfois) de dépasser leur lacunes techniques pour obtenir l'inespéré comme en début de semaine où ils ont arraché leur qualification dans les dernières minutes (1-0) face à une Italie en roue libre puisque déjà retenue pour le second tour. Et, inévitablement, on en revient comme depuis quatre jours à cet hallucinant match de barrage retour pour la Coupe du monde 2010 jouée au Stade de France contre les Bleus en novembre 2009 (1-1 AP). Bien que surclassés quatre jours plus tôt à Dublin et battus sur un but d'exception de Thierry Henry (0-1), les Irlandais de Robby Keane, buteur, avaient fait déjouer des Français pétrifiés par la pression au retour, revenant à hauteur avant à la pause, avant de faire trembler tout un stade et un peuple pendant une heure. Ce jusqu'à l'illustre main de Thierry Henry qui offrit l'égalisation à William Gallas ainsi qu'une qualification française qui demeurera controversée et honteuse pour l'éternité. Cette affaire n'est-elle aujourd'hui plus qu'anecdotique pour ces nouvelles générations de footballeurs? Ce n'est pas si certain d'autant que les deux nations ne se sont plus rencontrées depuis.

Toujours est-il que la clé du match est entre les pieds, et la tête, des tricolores. Les Français savent très bien que le rôle de favori (voire archi-favori) ne leur convient pas à merveille, la faute à une inconstance et une inconsistance latentes depuis toujours. Le Sénégal en 2002, la Grèce en 2004, les Pays-Bas et l'Italie en 2008, le Mexique et l'Afrique du sud en 2010, la Suède en 2012 sont autant de rencontres au plus haut niveau qui ont pu se préparer dans le doute comme la décontraction mais qui se sont toutes soldées par de sévères défaites qui avaient eu des conséquences plus ou moins fatales. Le doute et la décontraction. Voilà deux concepts bien opposés qui semblent néanmoins convenir à nos Bleus. L'optimisme doit pourtant être de rigueur, car ils restent sur une spirale ascendante en termes de résultats, et Didier Deschamps a la savoir-faire nécessaire pour maintenir ses troupes en condition. La condition physique d'ailleurs comptera certainement pour beaucoup quand on sait que les Bleus auront eu trois jours de plus de récupération que leur adversaire, ainsi qu'un troisième match de poule au petit trot contre un autre au couteau pour les Irlandais. Ce paramètre est même prépondérant.
Mais on en reviendra toujours au terrain. C'est sur le gazon qu'il faudra s'imposer en gagnant les duels, en combinant entre les lignes et couloirs et surtout en mettant un impact physique intense dans la construction et en pressant haut sur les phases défensives. Un poil de réussite ne serait pas non plus de refus étant donné qu'elle nous avait littéralement fuis face à la Suisse.
L'équipe de France n'a pour l'instant mené au score qu'une quinzaine de minutes sur son premier tour. C'est très peu. En cas d'égalité à la 85e minute, les têtes seront-elles encore assez sereines, ou le pied de Dimitri Payet aussi précis pour pouvoir débloquer la situation ? Voilà une ultime question dont la réponse sera à apporter par les joueurs. La confiance doit prévaloir mais ils sont prévenus, s'ils ne se libèrent pas véritablement, une énième déconvenue historique pourrait se profiler. Place au jeu donc.

Et maintenant, à vos pronostics! N'oubliez pas que vos messages doivent être publiés au plus tard cinq minutes avant le coup d'envoi de chaque rencontre, soit en commentaire non anonyme à ce message, soit sur Twitter #CocoEuro2016 (follow), ou encore sur la page Cocofacebook (like).


Score final : 2-1 (Brady sp)

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