mercredi 16 juillet 2014

CONCOURS COCOBRESIL2014 : CLASSEMENT GENERAL FINAL

Tout avait commencé il y a un mois avec un match d'ouverture qui avait vu l'hôte brésilien peiner à dompter la Croatie (3-1) ; un mois plus tard, après de multiples surprises et un superbe spectacle lors de la phase de groupes, l'élimination en quart de finale d'une équipe de France aux vertus en voie de résurrection, c'est logiquement l'Allemagne qui est sortie vainqueur et honorée d'un quatrième titre de Champion du monde.
Soixante-quatre matchs auront été disputés et donc pronostiqués par qui le voulait bien. Vous êtes vingt-cinq a avoir marqué des points et intégré le classement de ce concours. Et, fait rare, il n'y a pas un mais deux vainqueurs : Jul Geot le Nancéien et Justin le Jarvillois terminant ex-aequo avec 64 points. Félicitations à tous les deux et mention très spéciale au plus jeune des deux qui a su faire preuve d'une étonnante maturité dans ses choix du haut... de ses 8 ans. Bravo mon fils ! Le classement complet :


Comme présenté au départ du concours, un trophée unique attendait son vainqueur : une vignette Panini FIFA World Cup 2014 estampillée Cocoricouac de l'un des joueurs de l'équipe championne du monde. Et l'on ne pouvait pas mieux choisir notre icône en la personne de Mario Götze, seul buteur - durant les prolongations - de la finale face à l'Argentine. Voici le minois juvénile du héros de la patrie germanique :

Mario Götze (Allemagne)

Monsieur Jul Geot est donc attendu à la caisse centrale pour récupérer son dû. Si pour des raisons d'affinités, il préférait le buste d'un vaincu voire d'une autre équipe, c'est également envisageable, puisque d'autres trophées potentiels étaient tenus à disposition. Exemples :

P. Zabaleta (Argentine)
Marcelo (Brésil)
H. Lloris (France)


Et bien d'autres encore...

dimanche 13 juillet 2014

Prono #64 : Allemagne - Argentine

Le favori d'une finale de Coupe du monde peut-il perdre ? C'est la question qu'il faut se poser pour déterminer les "chances" de voir l'Allemagne s'incliner ce soir face à l'Argentine sachant que la hiérarchie entre les deux équipes n'est a priori pas discutable. D'un côté, l'Allemagne a amplement démontré que son collectif était le plus fluide, son mental le plus infaillible et ses individualités les plus en forme. Nul besoin d'une aléatoire séance de tirs au but pour ces Allemands qui ont tout de même dû repousser une vaillante Algérie lors d'une prolongation, avant de faire infléchir la France puis massacrer le Brésil. L'Argentine, de l'autre côté, a tenu son rang pour se hisser jusque là, mais non sans de grosses difficultés offensives (seulement huit buts inscrits) et un manque cruelle de créativité. Chacun s'accorde à dire que le sort des Gauchos - qui aimeraient succéder à la génération Maradona, sacrée... face à l'Allemagne (fédérale) en 1986 -, reposera sur les épaules du quadruple Ballon d'or Lionel Messi, meilleur joueur de la planète et à ce titre capable, en un coup de baguette magique, de faire pencher le sort d'un match du côté des siens. C'est ce qu'il a déjà prouvé lors des tours précédents (l'Iran et la Suisse, voire la Belgique, en ont payé le prix). Mais alors que les équipes et leurs meilleurs joueurs sont supposés monter en puissance au gré de l'avancement de la compétition, Messi parait emprunter une courbe contraire. C'est la raison pour laquelle chaque Argentin sur la pelouse devra se montrer intraitable et audacieux plutôt que de s'en remettre à son sauveur. Peut-être alors les Sud-Américains pourront espérer rejoindre l'Allemagne au rang de triple champion du monde. Autrement, et plus certainement, c'est bien l'Allemagne qui accrochera sa quatrième étoile à son étendard (la dernière remonte à 1990 lors d'une victoire... contre l'Argentine) et rayonnera un peu plus encore sur le toit du football mondial. Mais ne parlons pas trop tôt de malheur et laissons place à cette belle.


samedi 12 juillet 2014

Prono #63 : Brésil - Pays-Bas

Disputer la "petite" finale d'une Coupe du monde équivaut à jouer un match amical avec les caméras du monde entier braquées sur vous. C'est le match en carton le plus important de l'année. Et si les vaincus malheureux des demi-finales l'abordent toujours avec une toute relative motivation, le spectacle est souvent au rendez-vous grâce à l'absence de pression. Mais penser que le Brésil jouera cette ultime rencontre l'esprit léger est forcément une erreur. Humiliés pour l'éternité par l’Allemagne et son incroyable sentence 7-1, les Brésiliens doivent une revanche à leurs supporters, leur peuple en somme. Ajoutez à cela que les Pays-Bas les avaient éliminés par surprise en quarts de finale de la précédente Coupe du monde, et cela fait suffisamment de bonnes raisons pour s'imposer d'aller chercher la victoire.


mercredi 9 juillet 2014

Prono #62 : Pays-Bas - Argentine

Qui des Pays-Bas ou de l'Argentine accompagnera en finale l'Allemagne qui a littéralement anéanti le Brésil hier à Belo Horizonte (7-1) ? Pour les nostalgiques du beau jeu (à la Néerlandaise), les historiens de la Coupe du monde et polémistes des grands événements sportifs instrumentalisés par les pouvoirs politiques, cette demi finale renvoie invariablement vers l'affiche de la finale du Mondial 1978 où l'Argentine s'était imposée à domicile à la suite d'une prolongation (3-1). Trente-six ans plus tard, les Sud-Américains, qui n'ont plus jamais battu les Pays-Bas, se présentent démunis de l’indispensable lieutenant de Léo Messi : Angel Di Maria, blessé. Déjà que l'Albiceleste n'a pas toujours semblé très tranchante ni inspirée bien que s'étant imposée dans chacun de ses cinq matchs précédents par toujours un but d'écart, elle devra trouver d'autres solutions offensives et, surtout, juguler les assauts de la meilleure doublette de cette Coupe du monde : Robben-Van Persie. Les Hollandais, tout proches de retrouver la finale après celle perdue face à l'Espagne il y a quatre ans, miseront essentiellement sur ces atouts pour s'offrir un derby européen et une revanche de la finale de 1974... perdue également. A défaut, nous aurions droit à une belle entre Argentins et Allemands qui s'étaient affrontés et respectivement imposés en 1986 et 1990.


mardi 8 juillet 2014

Prono #61 : Brésil - Allemagne

C'était certes totalement prévisible, mais la seule présence du Brésil en demi-finale de sa Coupe du monde n'est pas un critère suffisant pour estimer que son parcours est un long fleuve tranquille. Nous l'avons vu dès le début du Mondial puis constaté de match en match, ce Brésil-là n'impressionne personne, se montrant même indigne de son fabuleux palmarès comme de son légendaire savoir-faire artistico-footballistique. Incapables de mettre en place le moindre stéréotype de jeu collectif, les Aurvierde s'en sont jusque-là remis aux quelques exploits de l'idole Neymar, à l'efficacité (défensive comme offensive) de sa charnière Thiago Silva - David Luiz, voire au bon karma de son gardien Julio César. Rien d'autre de positif à signaler. Alors que le Chili (en 1/8e) puis la Colombie (en 1/4) ont longtemps (et sérieusement) fait douter les quintuples champions du monde avant de rentrer dans le rang sur des coups du sorts, c'est désormais l’Allemagne (la grande Allemagne pouvons-nous même annoncer) qui se présente sur la route des Carioca. Une route que n'emprunteront ni Neymar, blessé au dos et écarté définitivement de la compétition, ni Thiago Silva, suspendu. Tout simplement les deux joueurs les plus importants de l'équipe. Alors que les Allemands se sont quasiment baladés depuis le début ou n'ont en tous les cas guère eu le loisir de s'inquiéter (ils ont bataillé conte l'Algérie avant de contrôler la France), tout en s'économisant des suspensions et blessures, il n'y a plus que les arbitres ou Dieu qui semblent en mesure de sauver la patrie brésilienne. Les arbitres ont déjà démontré leur clémence, quant à Dieu, les Brésiliens y croient très très fort. Tout reste jouable, alors, peut-être.
Seule certitude pour ces deux nations qui réunissent huit des dix-neuf titres de champion du monde qui ont été distribués depuis 1930, l'élimination sera très douloureuse. Une douleur qui pourrait virer au cauchemar s'il s'agissait du Brésil.


samedi 5 juillet 2014

Prono #60 : Pays-Bas - Costa Rica

La voie vers les demis finale semble toute tracée pour des Hollandais qui seront amplement favoris de cette confrontation face au petit poucet Costa Rica.


Prono #59 : Argentine - Belgique

L’Argentine part favorite avec son joyau Messi et le virevoltant Di Maria. Mais la Belgique a laissé jusque là une impression collective bien plus avantageuse.


vendredi 4 juillet 2014

Triste un 4 Juillet

Disparu de la toile depuis plusieurs jours en raison de mystérieux enjeux googlo-administratifs, Cocoricouac - votre blog foot préféré - réapparaît comme par enchantement au moment même où l'équipe de France disparait sans enchantement de la Coupe du monde, engloutie dans les engrenages tactico-historiques de la parfaite mécanique teutonne. Et oui, c'est malheureux, triste, regrettable, à pleurer et pire encore, et hélas point vraiment injuste, mais nos coqs bleus se sont fait plumer pour s'être mesuré bien trop légèrement à l'envergure de l'aigle allemand.
Pour avoir encaissé un but presque inattendu car arrivé tôt alors que le premier quart d'heure de jeu n'était pas encore bouclé et avoir vainement pagayé pour remonter ce courant contraire, les Français se sont englués dans un scénario fatal. Pas impressionnants et rarement meilleurs, les Allemands contrôlaient la situation et un adversaire soumis par le poids de la supériorité historique qui sépare ces deux nations de football. Présente à ce stade de la compétition pour la seizième fois consécutive, soit depuis 1954, pendant que les Bleus passent les époques à quérir leurs quelques gloires d'antan pour en vivre trop d'autres bien plus indigentes et destructrices, la Mannschaft ne faisait que formaliser son passage vers le dernier carré, un quatrième en quatre phases finales.
Meurtris par le double échec des années 1980 face à cet adversaire génétiquement redoutable, les supporters français s'étaient réfugiés dans un optimisme de circonstance provoqué, par mégarde, par la thèse des probabilités (nous n'allions tout de même pas perdre une troisième fois d'affilée dans un Mondial contre les Allemands) et plus rationnellement par l'élan de renouveau instillé par ce vrai grand sélectionneur qu'est Didier Deschamps, instrumentalisé sur la pelouse par ses cadres (Lloris, Evra, Valbuena, Matudi, Benzema) et une poignée de jeunes joueurs exceptionnels (Varane, Sakho, Pogba, Griezmann). L'équipe de France venait de gagner avec aplomb trois de ses quatre matchs du tournoi en inscrivant beaucoup de buts. Ils (les supporters et spécialistes) avaient dû (peut-être pas inconsciemment) omettre que les triples champions du monde venus d'outre-Rhin possédaient pour leur part une génération au moins aussi fabuleuse et matiure (Neuer, Lahm, Schweinsteiger, Müller, Götze, Klose) orchestrée à merveille par son manager Joachim Löw (quel coaching de sa part sur ce match).


C'est désormais terminé, la France achève son tournoi dans le Top 8, effaçant au passage les doutes sur son degré de compétitivité tout en lavant définitivement l'affront qui avait éclaté en Afrique du Sud. Elle quitte également le Brésil sans avoir réalisé ni exploit ni laissé de trace indélébile (le 5-0 figé à la 80e contre la Suisse restera toutefois comme son moment fort). Elle va maintenant vivre deux années de préparation à son Euro de 2016. Mais avant cela, la grande Allemagne aura peut-être décroché un nouveau sacre international. Au cumul, tout cela est insupportable, très insupportable même, mais ce n'est que la réalité.