samedi 28 juin 2014

Prono #49 : Brésil - Chili

[LIRE LE RÈGLEMENT DES PRONOSTICS] Ce huitième de finale entre le Brésil et le Chili sera une formalité en faveur du premier cité. C'est en tout cas la seule voie dictée par la raison, celle de l'Histoire du football tout comme celle, plus intime, entre ces deux nations. Nul besoin de rappeler que le Brésil, avec sa présence à chacune des vingt phases finales et ses cinq titres de Champion du monde est le plus grand (et le plus beau souvent) pays de ballon rond. Il est, qui plus est, le pays organisateur de cette édition, ce qui est un avantage considérable. Les faits sont là : l'Angleterre en 1966 et la France en 1998 ont remporté leur seul tournoi à domicile. Des "petites" nations comme la Suède (en 1958), la Corée du Sud (en 2002)... et le Chili (en 1962) sont allées en demi-finale en recevant la planète football. Depuis 1966 (soit onze coupes du monde), le Brésil n'est pas allé au-delà des huitièmes de finales qu'une seule fois (c'était en 1990 à cause d'un hold-up sans précédent réussi par l'Argentine). De la soixantaine de confrontations face au Chili, le Brésil en a par ailleurs remporté 70%. Et le Chili, qui s'est incliné dix fois sur leurs douze dernières retrouvailles, n'a plus gagné depuis l'an 2000.


Alors j'entends déjà ceux dont le cœur dicte la raison. Ils contesteront cette lourde charge en arguant que ce ne sont que des chiffres et que le terrain (celui de la quinzaine écoulée) décèle d'autres certitudes. Ils se seront rendu compte, comme tout spectateur, que le Brésil est méconnaissable - pour ne pas dire médiocre - depuis le début du tournoi et que son salut repose offensivement sur les seules épaules et les jambes de feu de la star Neymar (4 buts sur les 7 de son équipe et bien plus d'influence que tout autre joueur), et défensivement sur la solide complémentarité de son futur duo parisien Thiago Silva-David Luiz. De même, ils ont forcément été subjugué par la générosité collective et mentale que les Chiliens ont déployé pour donner une leçon de football et de réalisme à l'Espagne (2-0). Depuis, les vedettes Alexis Sanchez et Arturo Vidal sont remontées comme des coucous et convaincues non pas de pouvoir sortir le Brésil ce soir, mais tout simplement de remporter cette Coupe du monde. Voilà un excès de confiance qui illustre le degré de motivation nécessaire aux joueurs de la Roja pour réaliser un exploit qui serait le plus retentissant depuis... la défaite brésilienne face à l'Uruguay en 1950. Le Chilien serait-il présomptueux ? Ou normalement confiant ? Le Brésil peut-il passer au travers ? Ce match sera-t-il déjà oublié dans une semaine quand le Brésil aura accédé au dernier carré ? L'Histoire, celle qui n'est pas encore écrite, nous le dira.


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