mercredi 9 juin 2010

Sélectionneur un jour...

D’après les rares échos en provenance du camp d’entraînement (retranché) des Bleus à Knysna, la boutade lancée par coach Domenech lors de la phase de préparation de l’équipe de France pourrait perdurer. Ce n’est pas de celle-ci, mais bien du déjà trop célèbre 4-3-3 qu’il s’agit. Ce schéma tactique mis expressément en place avant d’affronter le Costa Rica (2-1) pour pallier le forfait de (l’irremplaçable ?) Lassana Diarra dans l’entrejeu s’est avéré certes audacieux et pas inenvisageable, mais formellement inefficace et plus évidemment alarmant au regard de la position et du rendement des hommes qui le compose. Improviser si soudainement une telle contre-culture du 4-4-2 (c’est le moment d’être nostalgique de l’historique carré magique des années 1980 et de celui articulé plus tard autour de Deschamps et Zidane) avec de si flagrantes preuves d’indigences collectives et individuelles devant la Tunisie (1-1) et la Chine (0-1), et envisager de la maintenir à l’aube de la phase finale s’apparente à un suicide. Malgré tout, le 11 qui débutera vendredi soir face aux pitbulls uruguayens devrait avoir la même morphologie. Si Raymond n’en est plus à une ineptie près, un soupçon  de clairvoyance permettrait pourtant d’espérer, car le malentendu est parfois le propre du football. Reste à ne pas reconduire les mêmes titulaires. Forcément. La providence passe par une relégation sur le banc ou une permutation de place de la moitié des joueurs. Je vous suggère ici un potentiel antidote à l'affligeante composition entêtée des trois derniers matches. Un autre 4-3-3 aux allures de 4-2-1-3 ; le tout étant qu’on arrive bien à dix joueurs de champ.
Pour mémoire, les coupables des précédentes représentations étaient : Lloris, Sagna, Gallas, Abidal, Evra – Gourcuff, Toulalan, Malouda – Govou, Anelka et Ribéry.

S’il n’a pas fait le seul arrêt qu’on attendait de lui contre la Chine, LLORIS demeure indéboulonnable dans la cage, d’autant que Mandanda n’a pas progressé sur ses points faibles depuis deux ans.  
SAGNA n’a rien d’un tueur sur le flanc droit de la défense, mais Fanni n’a pas été retenu. EVRA, son alter ego de la gauche, devenu capitaine, est plus solide et influent bien que je songe aussi à Abidal. C’est d’ailleurs un crève-cœur, mais le Barcelonais qui tâtonne logiquement sa technique et son placement dans l’axe (normal, ce n’est pas son poste) se voit éjecté par SQUILLACI. Le Sévillan ne sera jamais Thuram, Blanc ni même l’oublié Mexès, mais sa rudesse, son application et sa présence dans le jeu aérien, l’impose aux côtés de GALLAS, pas plus intraitable pour sa part. La défense n’assure ainsi pas les gages d’imperméabilité si bien que de mauvaises surprises sont envisageables.
Au milieu, comment remettre en cause la présence de TOULALAN, infatigable et précieux ratisseur de cuirs ? Sa densité pourrait être rendue encore plus profitable en imposant à son côté DIABY qui, en environ une heure passée sur le terrain depuis le Costa Rica, a prouvé ce dont il était capable : récupérer, conserver, avancer, distribuer, tirer et devenir passeur décisif. Bref, créer le danger tout en stabilisant les troupes arrières. Aucune raison donc d’hésiter plus longtemps à le titulariser, surtout que Gourcuff est actuellement à l’image de sa saison girondine : velléitaire et généreux mais techniquement en deçà de son niveau et rarement décisif. Il lui faut se reposer et endosser la cape du joker. Deux bons vieux milieux relayeurs, ça stabilise l’équipe. Et si le Lyonnais grisonnant ne se blesse pas ni ne prend de carton à chaque match, nous pourrions faire bonne figure dans ce secteur vital pour durer. MALOUDA a réalisé une énorme saison sur l’aile gauche de Chelsea. Replacé en milieu gauche en Bleu, sa technique et ses spécificités de débordement s’expriment moins. Il reste très affûté et collectif et doit rester sur le terrain. Il suffit de le placer légèrement devant les deux récupérateurs (j’aurais bien vu aussi un Nasri mais bon, ne remuons pas le couteau…), et il pourra dévorer les espaces pour alimenter le trio d’attaquants.
Qui aurait l’hérésie de me contredire en décidant d’évincer Govou ? Selon moi, sa place dans les 30 était déjà une imposture, donc je ne le fais même pas asseoir sur le banc mais le renvoie en France pour mieux se consacrer à l’espoir de trouver un nouveau club. Les frileux manquent d’audaces, mais il n’y à plus à cogiter. Maintenant qu’il est là et qu’il a inscrit le seul but digne des Bleus depuis six mois, il faut donner sa chance à VALBUENA. A droite, le feu follet marseillais, inconnu au niveau international, pourrait créer la surprise par sa spontanéité et son savoir-faire balle au pied. J’y crois. De l’autre côté, il va de soit que RIBERY est un monstre. Seule star de l’équipe, il lui revient de faire la différence et minimiser le gaspillage dans les derniers gestes. Plus qu’un. Un buteur bien sûr qui allie précision, puissance, disponibilité et technique. C’est d’une limpidité totale, ce sera Karim Benzema. Oui mais non puisque les fortes têtes ont été exclues. Alors Henry, le boss aux 121 sélections et 51 buts hexagonaux. Sans l’accabler derechef, le « sénateur » est au bout du chemin, et même Domenech s’en est rendu compte. Ce sera donc Anelka, celui qui sait tout faire et fait partie des meubles chez les Blues. C’est dommageable et imprévu mais il est transparent à la pointe de l’attaque des Bleus, touchant très peu le ballon qui plus est jamais en position de conclure. Il pourra entrer en cours de match pour tout donner. Cissé, c’est assez drôle de le voir ici alors il ne reste finalement que GIGNAC qui, en dépit des nombreuses fioritures dans son jeu, peut être un élément important du collectif comme se faire finisseur. La marge qui le sépare par ailleurs d’un Guivarc’h est mince. Donc attention. Maintenant, y’a plus qu’à !
Ce système comporte de possibles points faibles : Malouda plus axial que latéral, c’est inhabituel, Gignac est en manque de temps de jeu voire de confiance, Diaby et Valbuena, deux hommes en forme, manquent d’expérience. Si vous avez d’autres solutions à soumettre, n’hésitez pas, je ferai suivre. La survie du maillot en dépend.

Mon 11 de départ pour France-Uruguay, vendredi à 20h30 :

Lloris
Sagna - Squillaci - Gallas - Evra
Toulalan - Diaby
Malouda
Valbuena - Gignac - Ribéry

3 commentaires:

  1. Oui, quelle équipe aligner, et quel système ?
    Mais le problème est surtout le sélectionneur, buté dans ses choix et sans stratégie. Les mi-temps se suivent, sans prise en compte des précédentes, sans changement de tactique.
    C'est à mon avis le plus gros handicap de l'edf.

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  2. http://ronnie40.canalblog.com/
    Pronos en ligne...
    Ca devrait être simple avec une équipe qui ne gagne jamais ou rarement. :-)

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  3. jourmaillot13/11/2013 02:08

    l'équipe promue dispose de 1000 maillots http://www.maillotdefr.com par saison, soit quatre maillots par joueurs pour la section professionnelle.

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