mercredi 16 juin 2010

Le temps des crises

Rien ne va plus. La crise planétaire qui sévit actuellement (d'ailleurs est-elle réellement plus grave que d'accoutumée?) s'émancipe. Sans doute désormais trop à l'étroit dans les secteurs sociaux, économiques et financiers, elle s'est mise à contaminer le football. Mais la pandémie n'atteint pas les milliards qui gravitent autour du ballon rond. Soyez rassurés, le train de vie des gens du "milieu", de leurs clubs et fédérations n'est pas en berne. Loin de là même puisque son caractère ostentatoire est plus indécent que jamais. Non, le mal est plus palpable. Et se situe sur le terrain. Sur les terrains sud-africains plus précisément dans un environnement exotique et rafraîchissant qui laissait pourtant présager d'un spectacle bien plus étincelant que ce que l'on a pu voir depuis le début de la compétition.
Imaginez. Depuis la fin d'après-midi, chacune des 32 équipes en lice a joué son premier match. Bilan quantitatif : 25 buts inscrits, soit 1,5 en moyenne par confrontation pour deux parties seulement à plus de deux buts inscrits. Même la Ligue 1 sait faire preuve de plus de panache. Et pourtant, certains gardiens, grâce à d'invraisemblables cagades, ont mis tout leur potentiel pour sortir le spectateur de sa léthargie (je ne remercierai jamais assez Green et Chaouchi de leurs gestes). Ce constat attristant entache naturellement la qualité des oppositions. Où sont passés les favoris virevoltants ? Les virtuoses brésiliens ont été incapables de battre les amateurs nords-coréens de plus d'un but (2-1) pendant que l'armada argentine du p'tit père Maradona contrôlait péniblement le Nigéria (1-0). Plus ou moins comme prévu, Français, Anglais et Italiens ont piétiné. Le monstre espagnol, impressionnant et prolifique depuis des saisons a même réussi à perdre contre des Suisses affligeants en préparation (0-1). Les Africains, par trop de pression de recevoir le monde, sont en train de court-circuiter leurs espérances.
Rien ne va-t-il vraiment plus alors ? Oui, complètement. Car les ressortissants asiatiques sont en fête avec deux victoires en trois rencontres. Mais qui cela va-t-il intéresser ? Et profiteront-ils longtemps de ces jours heureux ? Et par-dessus le marché, une équipe, une seule, a réellement ébloui par sa fluidité, son efficacité, sa facilité, son plaisir de jouer, et donc son ambition légitime. J'ai du mal à la citer tant ça fait mal... il s'agit bien entendu de l'Allemagne qui a dévoré une rude mais inoffensive Australie (4-0). La Mannschaft détient mille trophées sans jamais avoir bien joué au ballon et en anéantissant parfois au passage les espoirs d'exploit tricolores. Souvent on ne les voit pas venir, ni même jouer, et ils sont tout de même là (pour mémoire son dernier titre mondial date de 1990, le dernier Euro de 1996 mais ont également suivi des finales en 2002 et 2008, une demi-finale en 2006). Tout cela m'inquiète. Mais si finalement les tristes Bleus étaient en train de se germaniser pour se rendre plus efficace ? Le Mexique c'est demain, et la réponse...

1 commentaire:

  1. Une défaite des bleus ce soir, restera au Mexique et à l'Uruguay à s'entendre sur un nul lors de leur rencontre...
    Je sens bien ce scénario, à vrai dire j'ai hâte qu'on en finisse avec cette sélection et son coach de m.

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