dimanche 11 juin 2017

Syndrome à Stockholm

Photo : FFF.fr
Tu peux bien essayer de te cacher Didier, mais tôt ou tard : demain, dans 50 ans ou tout de suite, quand chacun réouvrira le grand livre du football, à chaque fois il lira qu'un soir de juin 2017, pour un déplacement faussement piège en Suède à l'occasion des éliminatoires du Mondial 2018, l'équipe de France que tu dirigeais avait comme titulaire sur l'aile droite Moussa Sissoko. Ce dernier, qui ne peut être autre chose qu'un choix par défaut, joua tout le match pendant que le feu follet Ousmane Dembele resta sur le banc quasiment tout le match, ne dégourdissant ses précieuses jambes que pour un échauffement sans suite, et ne pu que constater - comme tous les fans des Bleus - la défaite improbable et inacceptable des siens (2-1). Sur cette page in fine ternie du grand livre du football, il apparaîtra également que Moussa Sissoko, 27 ans, avait réalisé une bien piètre saison dans son nouveau club Tottenham (34 matches, 12 comme titulaire pour 1307 minutes jouées, 0 but, 4 passes décisives) tandis que le gamin Ousmane Dembele, tout juste 20 ans et transféré l'été précédent au Borussia Dortmund dans la difficile Bundesliga avait déjà tout explosé (49 matches, 37 comme titulaire pour 3389 minutes jouées, 10 buts, 20 passes décisives). Cette page ne restera peut-être qu'anecdotique à l'échelle de la qualification pour la coupe du monde en Russie, mais elle rappellera toujours que ce soir là Didier, à Stockholm, tu n'avais pas été à la hauteur de tes responsabilités. Une autre page pourrait évoquer le substitut Ngolo Kante, mais ça, c'est une autre page...

samedi 20 mai 2017

Thauvin d'Or

Florian Thauvin a été élu dans la semaine "Phocéen d'or", soit le meilleur joueur de l'Olympique de Marseille de la saison. Organisé par Le Phocéen, ce trophée est attribué par les votes de médias, les lecteurs du Phocéen et les groupes de supporters marseillais. L'ailier droit a bénéficié d'un vote massif en sa faveur devant Bafé Gomis et William Vainqueur. Souvent décrié pour ses performances en dents de scie malgré un potentiel hors du commun, ce plébiscite est-il une juste récompense ou un trop plein d'honneur ? Quelques éléments de réponse...

C'EST LOGIQUE ET MÉRITÉ : l'ancien de Newcastle réalise la saison la plus accomplie de sa jeune carrière. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Avec 37 matches disputés en autant de journées, il s'est montré aussi indispensable sous les ordres de Franck Passi que de Rudy Garcia. Jamais blessé donc et titulaire à 35 reprises, ses performances (15 buts, 9 passes décisives) ont bien entendu contribué à rapprocher l'OM du sommet de la L1 et par conséquent d'une place européenne, objectif naturel de la nouvelle ère McCourt. A titre personnel, Thauvin en a profité pour recevoir sa première convocation en équipe de France en mars dernier mais ne l'a pas encore compostée par une première sélection. Didier Deschamps venant tout juste de renouveler ce bail, sa 1e cap en Bleu devrait logiquement intervenir dans quinze jours face au Paraguay.

C'EST DISCUTABLE : A l'image de son club, "FloTov" n'a guère brillé face aux cadors tout au long de l'année. Il n'a ainsi inscrit qu'un seul but (à Nice en septembre) et délivré 1 passe décisive (pour Gomis à Bordeaux la semaine dernière) en 10 matches contre les 5 autres équipes du Top 6 national. Encore très perfectible dans ses provocations techniques et ses transmissions, il a encore cette fâcheuse tendance à perdre en influence quand le niveau de jeu et l'adversité s'élèvent. Les arrivées seulement en janvier de Morgan Sanson et Dimitri Payet, qui ont changé le visage de l'OM seconde parite de saison, et les impacts de William Vinqueur (à la récupération) et de Bafé Gomis (à la finition mais blessé plusieurs semaines) moins spectaculaires, Thauvin reste l’individualité que l'on pouvait détacher du groupe.

Pour la saison prochaine les ambitions naissantes du nouvel OM sont grandes, et Florian Thauvin, s'il s'inscrit désormais logiquement dans ce projet, devra accentuer davantage sont rendement et se montrer décisif dans les grands rendez-vous pour être à coup sûr un acteur majeur du "Champions Project". 

Montage photo : Le Phocéen

vendredi 19 mai 2017

J38 #CocoASNL2017 : Nancy - Saint-Etienne

Tout savoir sur le concours #CocoASNL2017
=> Lire le règlement ici

Parfois, "ne plus avoir son destin entre les mains" est une situation tellement miraculeuse qu'il est finalement possible d'en faire ressortir une immense providence. C'est le cas de l'ASNL aujourd'hui. Dernière de la phase retour avec 11 points maigrelets pris en 18 matches, elle n'a fait que péricliter à tous les étages depuis fin janvier (au classement, en terme de confiance, de mental et de faculté de révolte). Jusqu'à ce match capital et honteusement perdu dimanche à Dijon (2-0) qui validait un temps sa relégation avant que le succès de Bastia sur le FC Lorient (2-0) ne vienne allumer une faible lanterne synonyme d'ultime espoir de pouvoir encore déborder ce dernier pour la place de barragiste.
Pour cela, les joueurs de Pablo Correa, qui n'ont empoché que 5 points et inscrit seulement 8 buts lors des 14 journées écoulées (dont 3 buts lors de la victoire sur Rennes), devront dans un premier temps battre l'AS Saint-Etienne. Sur le papier et dans ce contexte c'est une épreuve insurmontable. Mais des Stéphanois déjà virtuellement en vacances après leurs échec dans la course à l'Europe et l'annonce du départ de coach Galtier ne viendront forcément pas à Picot en guerriers. Si le réveil sonnait enfin, il resterait à attendre les résultats de Bastia à Marseille ainsi que de Lorient face à Bordeaux pour connaitre notre sort. Ces rivaux devront perdre pour que s'offre à nous la 18e place... au goal average. Et franchement, entre nous, c'est largement plausible sachant que Marseillais et Bordelais ne peuvent pas courir le risque de laisser filer ces derniers points dans leur duel à distance pour acquérir une place en Ligue Europa.
Alors, relégation ferme et définitive ou barrage ? Réponse samedi autour de 22h50.

Publiez votre pronostic du résultat du match + l'identité du premier buteur (toute équipe confondue) avant le coup d'envoi de la rencontre en commentaire non anonyme.


#ASNLASSE

mercredi 17 mai 2017

Les pathétiques Types

Du Monaco à gogo, normal, du QSG sur chaque ligne, logique, du Nice... ou plutôt un Seri, c'est court mais bon, c'est déjà ça, pour les Aiglons, et  Lazézette of course... Bon, à l'arrivée, "l'Equipe type" de la saison 2016-2017 de Ligue 1 dévoilée en début de semaine par l'UNFP était bien fadasse. Plus inattendue et purulente sera l'équipe type des peintres - ou les "Pathétiques types" - de la saison qui vous est offerte ici. Une bonne dose de mauvaise foi agrémentée de quelques vérités sont les ingrédients composant cette liste dont le seul exercice imposé aura été de ne sélectionner que des joueurs ayant disputé au moins la moitié des matches de la saison. Donc désolé pour ceux qui espéraient le voir capitaine de cette triste Team, mais Tonton Pat, arrivé seulement en janvier à l'OM (10 matches joués), n'était pas sélectionnable. Il pourra toujours se rattraper l'an prochain...

Thomas DIDILLON (FC Metz) : 64 buts encaissés en 32 matches, soit un bel équilibre de 2 prunes par rencontre qui en font un espoir déjà déchu.
Benoît ASSOU-EKOTTO (FC Metz) : l'esprit rastafari c'est cool, c'est zen, on kiffe. Mais faut y aller, à fond, vraiment, à un moment, Ben !
DORIA (OM) : une pincée de sel sur une pièce montée, on est tous d'accord, c'est dégueulasse.
Mickaël CIANI (Lorient) : en foot, on ne fait jamais du neuf avec des vieux.
Christophe JALLET (OL) : puisqu'il n'a joué que 12 matches, sa place semble usurpée. Mais il y a toujours une petite place au soleil pour un glorieux International.
Yannick CAHUZAC (Bastia) : quand il arrêtera de confondre course au maintien et concours de carton rouge, ça ira mieux.
Julien CETOUT (ASNL) : quand on disait qu'il faut se faire violence, on voulait dire sur le terrain Julien ! Et puis surtout, 17 passes réussies sur 612 tentées, c'est vraiment pas assez.
Stéphane SESSEGNON (Montpellier Hérault) : cf. Ciani.
Jérémy MENEZ (Girondins de Bordeaux) : à Paris, Milan ou Bordeaux peu importe. Avec Jérémy-le-boute-en-train, ça finit toujours en eau de boudin.
Maxwell CORNET (OL) : il a parfois relégué Fekir, Ghezzal, Depay ou Valbuena sur le banc... Merci d’éclairer ma lanterne.
Christophe MANDANNE (ASNL) : rapatrié des Emirats en juillet, il devait être le fer de lance de l'attaque nancéienne. 10 mois et un but plus tard... Mdr mixé avec emoji qui chiale bien bien fort pour chaque supporter de l'ASNL.